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1er mai, fête du Travail
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1er mai, fête du Travail

Dans le monde entier ou presque, on célèbre le 1er mai la fête du Travail. Ce jour-là aussi, on chante ou on joue L’Internationale, le chant de lutte des socialistes, composé par le Gantois de naissance, Pierre De Geyter, qui a cependant grandi à Lille, où le mouvement ouvrier a été fortement influencé par les ouvriers venus de Gand.

Presque partout dans le monde, on célèbre la fête du Travail le 1er mai. À l’origine, cette journée du premier mai se trouvait surtout sous le signe de la lutte pour la journée de travail de 8 heures. Elle est ensuite devenue progressivement la journée où les travailleurs sont sortis dans la rue pour revendiquer de meilleures conditions de travail. C’est au cours de la Deuxième Internationale qu’il a été décidé de proclamer le 1er mai comme journée d’action internationale.

Lors de cette même Deuxième Internationale, il a aussi été décidé de faire du chant de lutte socialiste L’Internationale le chant de lutte officiel du mouvement ouvrier. Ce chant avait été composé en 1888 par Pierre De Geyter. Né à Gand en 1848, il avait déménagé très jeune avec ses parents à Lille, où son père avait trouvé du travail dans le secteur textile. Le petit Pierre aussi s’est retrouvé dès l’âge de sept ans au travail à l’usine, bien que le travail des enfants fut interdit en France depuis 1841. Il apprit à lire et à écrire à l’école du soir après les heures de travail et suivit plus tard les cours du soir de l’Académie de Lille. Il s’affilia à une société de musique qui allait jouer dans les quartiers ouvriers et qui prenait aussi la tête de cortèges de grève ou d’autres manifestations.

On lui demanda en 1888 de composer un chant de lutte d’après le poème L’Internationale d’Eugène Pottier. Le chant remporta un grand succès international, ce qui suscita un conflit très grave sur les droits d’auteur entre Pierre De Geyter et son frère. Décédé en 1932, Pierre De Geyter fut inhumé à Paris en présence d’une foule extrêmement nombreuse.

Il n’est pas étonnant que la famille De Geyter émigra de Gand à Lille. Il existait en effet des liens étroits entre les mouvements socialistes dans ces deux villes. Vers la fin du XIXe siècle, l’influence du socialisme gantois, en particulier celle de son meneur Édouard Anseele, était considérable dans le nord de la France. Des socialistes gantois y participèrent aux grèves importantes et Édouard Anseele y prit plus d’une fois la parole. Les structures du parti s’établirent sur le modèle gantois. Dans les annales De Franse Nederlanden/Les Pays-Bas français de 2014, Hendrik Defoort évoque avec force détails cette situation. Cliquez ici pour lire ce texte.

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