Les Pays-Bas français, qu’est-ce que c’est?
Clin d’œil à l’histoire, l’expression «Les Pays-Bas français» renvoie à une époque où une partie du nord de la France appartenait aux anciens Pays-Bas. Elle désigne aussi une zone où l’empreinte du monde néerlandophone se fait encore sentir: un espace de continuités culturelles et linguistiques entre la Flandre française, la Flandre belge et les Pays-Bas.
Sous ce thème, nous vous racontons des histoires ancrées dans le nord de la France, qui donnent à voir les liens -anciens et actuels, linguistiques, historiques, culturels… – entre ce territoire et ses voisins septentrionaux.
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«Les Pays-Bas français» renvoie à une époque où une partie du nord de la France appartenait aux anciens Pays-Bas. Oui, mais à quel genre de Pays-Bas ? Ceux des Bourguignons, ce qui ne signifie rien, excepté une collection de comtés et de duchés éparses tenus par une famille de prédateurs. Puis, passés par le lit d’une orpheline à des occupants opportunistes autrichiens. Ce n’est pas, parce qu’un Comte de Flandre poussa ses conquêtes territoriales, voilà bien des siècles, jusqu’à la Canche, que celles-ci devenaient linguistiquement et culturellement néerlandaises et encore moins « flamande à la mode belge ». Dès le Haut Moyen Age, la limite entre parler picard et flandrien/flamand s’était stabilisée le long de l’Aa et de la Lys. Entre Audenarde et Tournai, la rivière qui franchit à Espièrres la route reliant les deux villes séparait les deux parlers. Sinon, De Saint-Omer à Beauvais, d’Abbville à Tournai, le pays est picard depuis toujours, c’est-à-dire depuis que les Celtes habitant la Gaule acceptèrent le latin des marchands et des soldats romains. Il ne faut pas non plus omettre que le Comté de Flandre fut un leg territorial accordé au Royaume de France, à la sortie d’indivision entre les héritiers de Charlemagne lors du Traité de Verdun en 843. Ce territoire fut abandonné, par François premier, le 21/02/1526, Traité de Madrid, à Charles-Quint. Mais ce faisant L’Artois, la Flandre wallonne/gallicane/française (Lille), le Hainaut et le Cambraisis ne deviennent pas néerlandais de langue et de culture. Quant à la petite Flandre maritime, au 21e siècle, elle semble toujours attirer les convoitises de Flandriens belges, qui préfèrent sous le vernis historico-scientifique universitaire, remuer des rancoeurs que de se tourner vers leur avenir national avec l’actuel royaume des Pays-Bas.