Miroir de la culture en Flandre et aux Pays-Bas

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Comme le Tour de France, mais sur patins à glace
© Rob Bogaerts / Anefo
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Comme le Tour de France, mais sur patins à glace

Avec les températures glaciales du mois de décembre, bien des habitants des Plats Pays se mettent à rêver d’étendues d’eau fermement glacées, de patins à glaces bien affutés et, surtout, d’une compétition héroïque, pour ne pas dire mythique tant elle se produit peu fréquemment.

Il fait un froid de canard au moment où j’écris cette courte introduction. En conduisant vers le bureau, j’ai dû faire attention de ne pas déraper pour ne pas finir dans un fossé. À quoi pense un néerlandophone lorsque le gel hivernal arrive tôt? Au coût de l’énergie, me répondra-t-on immédiatement fin 2022. Oui, en effet, mais pas que. Dès que les températures tombent sous la barre du zéro, ça commence à démanger tous les Néerlandais et de nombreux Flamands (moi y compris) qui se demandent collectivement si cela pourrait enfin se reproduire.

Quoi donc? Eh bien, l'Elfstedentocht (le Tour des onze villes), bien sûr! Cette compétition de patinage de vitesse sur glace naturelle, oh combien difficile!, qui relie onze villes de la Frise. On raconte à son propos les histoires les plus héroïques. Au cours de ma vie déjà un peu avancée, j'en ai connu quatre jusqu'à présent. Le périple de 1963 a été l'un des plus héroïques de tous les temps. Il faisait un temps de chien. Reinier Paping a bravé les éléments et a gagné. Je n'avais même pas trois ans à l'époque, je n'ai aucun souvenir de cette édition. Mais en 1985 et 1986, j'ai vu la course en direct à la télévision. Avec chaque fois le même gagnant, Evert van Benthem. La dernière fois qu'un Elfstedentocht a pu avoir lieu, c'était en 1997. Le vainqueur Henk Angenent aura-t-il enfin un successeur un quart de siècle plus tard?

Même si plusieurs craignent qu’en raison du réchauffement climatique, plus aucun Elfstedentocht ne soit possible, cet hiver, cela va se reproduire. Je le sens! Et comme il y a vingt-cinq ans, je regarderai les yeux grands ouverts ces vaillants champions qui glissent inlassablement sur la glace, en regardant droit devant. Mon admiration sera grande, mais ma sympathie sera encore plus grande pour ceux qui arrivent un rien trop tard sur la ligne d'arrivée à Leeuwarden, et qui voient leur rêve se briser. Comme le coureur complètement épuisé qui arrive hors délai dans une étape de montagne exténuante du Tour de France et qui n'est pas autorisé à prendre le départ de l'étape suivante. L’héroïsme pur dans l’absurde quoi.

Vous voulez vous mettre dans l'ambiance? Cet article sur la Frise vous y aidera certainement.

La Frise une province néerlandaise qui n'a pas sa pareille

Commençons par demander au lecteur que vous êtes, quelque chose d'inhabituel: voudriez-vous jeter un œil sur la carte de la néerlandophonie. (voir côté intérieur de la couverture), en particulier sur ces régions hachurées sur les pourtours où l'on parle aussi français, allemand ou encore frison. Arrêtez-vous sur l'une d'elles, une région d'assez faible superficie qui n'en est pas moins pleine du charme que lui confère sa situation particulière au sein du Royaume des Pays-Bas: la province de la Frise.

Poursuivez la lecture.

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