Publications
Sommes-nous maître de notre vie?
Pour les abonnés
La première fois
littérature

Sommes-nous maître de notre vie?

Evelien Vos (° 1987) évoque la vie apparemment banale de Lucy, protagoniste de Niemand keek omhoog (Personne ne leva les yeux). Mais finalement la question se pose: de quelle façon et comment sommes-nous maître de notre vie?


«Ma mère»

Quand elle était petite, ma mère ressemblait à Anne Frank. Elle avait le même nez et les mêmes yeux sombres, qui dégageaient sur les photos quelque chose d’à la fois mélancolique et joyeux. Elle devait se rendre à l’école à vélo, douze kilomètres aller et douze au retour, parce qu’elle était la seule du village à pouvoir suivre l’enseignement secondaire. Elle y obtenait des notes correctes, parce qu’elle était intelligente, mais aussi par peur de l’échec. Son père était le pasteur du village, un homme sévère, très différent du mien.
Un jour, après quelques verres de vin, elle me raconta que son père l’avait giflée lors du passage de la fanfare du village parce qu’elle était sortie de la maison en dansant et en agitant les mains au-dessus de la tête.
«Tiens-toi bien», l’avait-il grondée.
Pendant un an, ma grand-mère avait été contralto à l’Orchestre de chambre des Pays-Bas, mais mon grand-père l’avait obligée à arrêter parce qu’elle était trop peu souvent à la maison.

Poursuivre la lecture de cet article?

Cet article est payant. Achetez l’article, ou souscrivez un abonnement donnant accès à tous les articles repris dans les plats pays.

€5/mois

€50/année

S’inscrire

S’enregistrer ou s’inscrire pour lire ou acheter un article.

Important à savoir


Lorsque vous achetez un abonnement, vous autorisez un paiement automatique. Vous pouvez y mettre fin à tout moment en contactant philippe.vanwalleghem@onserfdeel.be