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Blanc
© Koos Breukel
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Le poème du mois
Littérature

Blanc

Pieter Boskma (°1956) a fait ses débuts en poésie en 1984 avec son recueil Virus virus: poëzie. Il a depuis publié de nombreux autres recueils, dont une trilogie sur le deuil et la perte, et des nouvelles. À la fin des années 1980, il a fait partie du collectif de poètes Maximalen, un mouvement qui voulait dynamiser la poésie néerlandophone. Le poème «Wit» (Blanc) est tiré de Het violette uur paru aux éditions Prometheus en 2008.

Blanc

Je vis une femme debout dans une fenêtre, nue, sans apprêt,
son regard fatigué plongea dans la neige, elle-même pâle
comme neige, que ses cheveux d'airain sombre se détachaient bien
sur ses épaules, et pendant que j'étais là au milieu des flocons
qui sauvagement m'environnaient de leur tourbillon, dans le
vent d'est âpre et ravivé sans cesse, et que sous les nuages noirs
une lumière jaune sale se concentrait, suggérant un vernis nostalgique
sur les bateaux dans le canal qui aux amarres protestaient
de leur charpente percluse, alors que j'étais là donc, plus blanc
peu à peu dans la neige qui tombait plus drue, en flocons plus épais,
jetant de vifs éclairs dans la sombre lumière, je regardai l'effacement
de cette femme nue, qui me semblait faire signe, je vis
danser ses bras, vis sa nuque svelte dans un doux balancement
se fondre dans la musique neigeuse, vis l'effacement du regard même,
et sus à nouveau ce que je cherchais et comment jusqu'à la douce fin
j'en remplirais ce blanc silencieux.

Wit

Ik zag een vrouw in een ram staan, naakt, onopgemaakt,
ze keek heel moe de sneeuw in, ze was zelf zo bleek
als sneeuw, wat kwam haar donkerbronzen haar mooi uit
tegen haar schouders, en terwijl ik bleef staan in de vlokken
die verwilderd rond mij kolkten, in de almaar wakkerende
almaar schraler oostenwind, en onder de zwarte wolken
vuilgeel licht zich samenbalde, een quasinostalgisch vernis
suggererend op de boten in de gracht die aan de meertouwen
protesteerden met hun stram gebinte, terwijl ik daar dus stond,
langzaam witter in de sneeuw die dichter viel, grootvlokkiger,
fel flitsend door het donkerlicht, staarde ik naar het vervagen
van die naakte vrouw, die mij leek te wenken, ik zag haar
armen dansen, zag haar ranke nek zacht wiegend opgaan
in de sneeuwmuziek, zag het vervagen van het staren zelf,
en wist weer wat ik zocht en hoe ik daarmee tot het zoete eind
dat stille witte vullen zou.

Le poème du mois

Taupe

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